« Avec la classe de 1re3, nous sommes allés voir la pièce Badinter, L’Enragé de justice au théâtre Antoine, à Paris.
Cette pièce aborde un sujet de société fondamental dans les années 1970 : l’abolition de la peine de mort, un thème difficile à mettre en scène. Tirée de faits authentiques, l’histoire est illustrée par des documents d’archives : au fil de la représentation, nous suivons le parcours de Robert Badinter, sa famille, ses plaidoiries et son ultime combat, qui aboutit à l’abolition.
Nous avons été surpris de découvrir sur scène Stéphane Guillon, que nous avions déjà vu jouer au cinéma : il se montre aussi convaincant au théâtre qu’à l’écran, et parvient à traiter un sujet sensible tout en suscitant des émotions variées.
Par ailleurs, la mise en scène alterne moments graves et passages plus humoristiques qui allègent la tension. Ainsi, un débat avec François Mitterrand est joué sous la forme d’un match de tennis : l’idée, inattendue, est très amusante. Autre trouvaille, les allers-retours de l’actrice entre la salle et la scène déplacent le centre du jeu, impliquent davantage le public dans sa propre réflexion et favorisent l’identification entre les jurés et les spectateurs : elle décrit avec précision les émotions d’une femme ordinaire, touchée personnellement par cette affaire.
Cette pièce, très intéressante et pédagogique sans excès, retrace bien l’affaire Patrick Henry : le déroulement de ce fait divers dramatique, le temps du procès et l’influence de celui-ci sur l’abolition de la peine de mort, portée par Robert Badinter, alors garde des Sceaux. »
Badinter, L’Enragé de justice, théâtre Antoine, jeudi 1er octobre, par Charlotte M. et Edgar V., 1re3
Une sortie organisée par M.Chifflet, professeur de Lettres

