Exposition « Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne »

22 septembre 2026

En septembre 2026, les élèves de Mme Averink de 1re et de terminale de l’enseignement optionnel et de spécialité Arts Plastiques sont allés  de l’exposition à la Fondation EDF intitulée « Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne » avec les élèves .

Cette exposition questionne l’impact d’internet et des réseaux sociaux sur nos vies et nos relations à travers une trentaine d’œuvres d’art contemporain. Elle met en lumière ce glissement silencieux de nos gestes quotidiens vers la sphère en ligne et témoigne de la manière dont les 23 artistes s’emparent de ces bouleversements : mise en scène de soi, relations amoureuses à l’ère des applications, communautés en ligne, surveillance, isolement, solidarités numériques.

Elle est le fruit d’un double commissariat, d’un côté le volet artistique portée par Aurélie Clemente-Ruiz, la directrice du musée de l’Homme, et de l’autre le volet scientifique assumé par Camille Roth, chercheur en sciences informatiques au CNRS. Thème particulièrement sensible pour les élèves du cycle terminal puisqu’il explore l’impact d’internet et des réseaux sociaux sur leur manière d’être au monde, de rencontrer l’autre et de faire société et correspond en cela parfaitement au programme EVARS.

L’exposition explore donc des questions essentielles : que deviennent nos comportements lorsqu’ils passent par le filtre des algorithmes ? Quelle part de liberté est-elle laissée à nos choix individuels et collectifs ? Internet met-il en danger notre capacité à débattre sereinement et faire société ?

Une trentaine d’œuvres, françaises et internationales, structurent un parcours immersif articulé autour de trois grands axes thématiques :

  • le rapport à soi : EGO (visibilité, isolement, mise en scène de soi à l’ère des réseaux sociaux)
  • le rapport à l’autre : ALTER (échange, rencontre, les relations à l’autre)
  • le vivre ensemble en ligne : HOLO (réseaux, communautés, collaboration en ligne, les architectures invisibles du web mais aussi les possibilités de coopération, de création et d’engagement)

Voici un extrait des œuvres présentées qui résume bien ces thématiques :

L’exposition débute avec Panoptes (2026), de Laurent Grasso, une installation constituée d’immenses yeux en néon qui nous observent et qui nous épient. Dans la mythologie grecque, Argos, dit Argos Panoptès, est un géant habillé de cent yeux. En permanence, cinquante yeux dorment et les cinquante autres veillent. Cette œuvre peut être perçue comme la métaphore d’une connexion H24 où l’on est tout le temps sous le regard des autres et où l’on regarde tout le temps les autres. Pour l’ensemble des élèves, elle reflète parfaitement ce double regard, tout comme celui de « Big Brother », un internet envahissant qui surveille en permanence, à la fois menaçant et bienveillant.

Avec Être belles comme elles (2023), Marilou Poncin, se grime en Kim Kardashian pour montrer que ce qu’on peut montrer en ligne, c’est aussi une reconstruction de soi. Ce n’est pas forcément la réalité, c’est une image qu’on projette de soi. Un artifice qui permet selon les élèves de s’interroger sur la dichotomie habituelle entre le réel et le virtuel souvent synonyme d’angoisse et de souffrance morale.

Les artistes de l’exposition :

Nicolas Bailleul, Aram Bartholl, Léa Belooussovitch, Neïl Beloufa, Sophie Calle, Paola Ciarska, Juliette Green, Laurent Grasso, Ben Grosser, Özgür Kar, Béatrice Lartigue, Katherine Longly, Lauren Lee McCarthy, David Leonard, Lorena Lisembard, Randa Maroufi, Magalie Mobetie, Martine Neddam, Philippe Parreno, Valentina Peri, Françoise Pétrovitch, Marilou Poncin, Jeanne Susplugas.